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Vouloir le bien pour son enfant, mais à quel prix?

Texte écrit par Maude Malo


Observation du jour, ou, devrais-je dire, de la nuit.


J’ai réalisé quelque chose cette nuit, après trois réveils nocturnes entre deux phases de ce fantastique sommeil des tout-petits. À quel point la bienveillance parentale peut devenir rapidement de l’acharnement!


Je t’explique avec un exemple bien concret. Chaque être humain, peu importe son âge, a un besoin unique de sommeil. Je. Te. Le. Jure. Prends moi, par exemple. Du haut de mes 25 ans, j’ai besoin d’un minimum de dix heures de sommeil par nuit et ce, depuis mes 15 ans. Si tu fais bien le calcul, ça veut dire que des veillées dans les bars jusqu’à la fermeture, c’est pas arrivé souvent. C’est arrivé deux fois en fait. Ah et si on ajoute le fait que je suis réglée comme une horloge et que je me réveille à 6 heures pratiquement tous les matins, ça donne que je suis au lit vers 20 heures le soir et que je m’endors bien plus souvent qu’autrement dans l’heure qui suit. Eh oui, du haut de mes 25 ans, j’en ai 85 si on se fit à mon besoin de sommeil. Si je n’ai pas ce nombre d’heures de sommeil, je suis beaucoup moins apte à passer une belle journée. Certes, il y a d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte, mais celui-ci est l’élément déclencheur pour la débuter tout de même.


Autre chose aussi. Si je n’ai malheureusement pas atteint ce nombre d’heures de sommeil pendant la nuit, les chances que j’aie besoin de faire une sieste en milieu de la journée sont grandement augmentées. Je dis ça, mais j’apprécie particulièrement pouvoir faire une sieste en milieu de journée. Avec ou sans sommeil manquant! La fin de semaine, par exemple, si je m’assois devant une game de football, je vais vite aller me chercher une couverture et finir par m’endormir même si j’adore ce sport. Mon mari, lui, a un besoin de sommeil tout à fait contraire au mien. C’est ce qui fait la beauté de l’être humain: ses différences.


«Où est-ce qu’elle veut en venir donc?» me diras-tu. J’y arrive.


L’être humain a des besoins vitaux pour pouvoir vivre et même survivre. En voici quelques-uns: la faim, la soif, la défécation (ben oui!), la respiration et le sommeil.


See? Le sommeil. C’est un besoin vital. Même à un plus jeune âge, les enfants ont un besoin vital de sommeil. Et, ce besoin est propre à chacun d’entres-eux. Comme pour nous, les adultes. Il y a des enfants qui ne dorment pas beaucoup si on se fit à la moyenne et qui vivent très bien comme ça. Ils sont actifs, de bonne humeur, vivent de belles interactions sociales, etc. Puis, il y en a d’autres comme mon fils qui ont un besoin plus grand de sommeil. Ça ne veut malheureusement pas toujours dire qu’ils atteignent le nombre d’heures dont ils ont besoin pour être au meilleur de leurs capacités.


Selon moi, ça s’explique par plusieurs raisons toutes plus valables les unes que les autres. Soit, un besoin de proximité, un besoin de sécurité, un besoin de faim non comblé ou alors peut-être, un malaise quelconque dérangeant leur petit corps (As-tu déjà essayé de dormir quand tu as mal à la tête? Same for them. Sauf qu’ils n’ont pas tous la capacité à s’exprimer aussi bien que nous.), une habitude qu’ils ont prit avec le temps, le niveau de développement n’étant pas atteint encore... y’en a pleins! Elles sont toutes valables ces raisons, parce que l’enfant fait des apprentissages en continu et parce que les besoins évoluent constamment. Ouais ma chum, je te l’dis!


Bon. J’y arrive. J’écris ce texte pour faire sortir un moton que je traîne depuis un bon petit moment. Comme plusieurs nouvelles Moms, j’ai reçu un beau coup de bâton quand j’ai réalisé que mon sommeil allait passer en deuxième. Y’a maintenant un p’tit être inoffensif qui a besoin de ses parents 24/7 pour la vie. (Bon, il sera peut-être pas inoffensif toute sa vie, mais il va toujours rester mon babe. Que j’en vois un lui faire du mal! Oups. Une petite passe de maman ourse, sorry.)


Comme plusieurs nouvelles Moms, mon sommeil et celui de mon enfant a rapidement été l’objectif à atteindre avant tout le reste. Je. Voulais. Dormir. Et, le modèle de bébé que j’avais mis au monde, AUSSI! Il fait parti de ces bébés qui ont un besoin de sommeil intense. Comme dans ma maisonnée on fonctionne pas nécessairement comme dans la maisonnée d’à côté (which is totally fine), ben Moman a décidé, après neuf mois de « Mais oui mais il est tout p’tiiiiiiiiit», de prendre les choses en main et de l’aider. L’aider à trouver le sommeil seul, pour qu’il puisse dormir toute sa nuit et me laisser dormir la mienne aussi. Ce fut, une longue bataille. Mais, c’était aussi l’apprentissage du lâcher prise pour moi. On le dira jamais assez, chaque parent connaît mieux son enfant que quiconque. Je le sais moi, que mon enfant a besoin de dormir de 19h30 à 7h00, au complet, pour être au mieux de ses capacités le lendemain.


On a enfin réussi à atteindre notre objectif principal. Celui qu’il s’endorme seul. Puis, est venue une régression. Ça ma chum, si c’est ton premier enfant, attends-toi à le lire souvent ce mot-là. Il gosse. Mais, ça fait partie de cet apprentissage de parents et d’enfants. Bref, suite à cette régression, Moman ne sachant plus trop comment gérer ce changement soudain puisque ça faisait 9 mois que tout allait bien, elle a créer malgré elle, une nouvelle habitude chez son ti-gars. Et, crois-moé, une habitude c’est beeeeen plus facile à acquérir qu’à défaire. Ça fait maintenant cinq mois que cette habitude est là.


Donc, c’est possible que le lâcher prise arrive de temps en temps et qu’on dorme moins alors qu’on en a besoin. T’sais, avec toute la bonne volonté que j’ai de vouloir combler son besoin de sommeil, où j’interviens RAPIDEMENT pour l’aider à se rendormir VITE, VITE, est-ce que ce n’est pas de l’acharnement? De lui offrir toute la panoplie d’outils qu’on peut imaginer comme le tableau de renforcement positif, l’encouragement constants lors des “bonnes nuits”, les interventions différentes pendant la nuit, les mélanges d’huiles essentielles, les produits naturels, name it!


Quand est-ce qu’on tombe dans l’acharnement? On est bienveillant, on veut que notre enfant soit bien, qu’il s'épanouisse et qu’il soit reposé, mais à quel prix? C’est à quel moment qu’il faut s’arrêter pis se dire “ben condonc”?


Qu’est-ce t’en penses ma chum? Je vais aller me faire couler un bon café pour avoir un petit boost jusqu’à la nuit prochaine. Je te rassure tout de suite…On va passer une super belle journée. Mais, elle aurait été encore meilleure avec tout le sommeil nécessaire dans le corps.


Bonne journée!

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