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Les p’tits maudits non-dits

Par Maman de Babichou


Dans la vie, et encore plus à partir du moment où tu constates le deuxième petit trait fatidique sur le test de grossesse, il subsiste ce que j’appelle des p’tits maudits non-dits ou, si tu préfères, tous les petits trucs et/ou détails que les membres du corps médical et que les gens qui t’entourent en général se sont gardés de te dire, mais que t’aurais dont apprécié savoir au moment opportun. Tu vois de quoi je parle? Ben c’est ça…les p’tits maudits non-dits!


Je tiens à préciser ici que le texte qui suit traitera bien entendu des multiples non-dits que j’ai noté personnellement lors de mon expérience de la maternité. Donc, il est bien possible que tu aies été mieux informée que moi lors ton expérience de devenir une Mom. Tant mieux si tu étais moins laissée à tes propres découvertes que moi. Sérieusement, je te le souhaite. Sinon, on va se comprendre en masse au courant des lignes qui suivent. Les p’tits maudits non-dits ont été catégorisés par phases du cheminement vers le moment de ta rencontre avec ton babe…et même après. Tu vas comprendre à la lecture du texte! Go!



Le prénatal (quelques jours avant l’accouchement)


Le stripping ou le décollement manuel des membranes en bon français…oh boy! Une bien longue expression qui pourrait, en réalité, se résumer à AYOYE en caractère gras, mais bon, ça sera le sujet d’un potentiel autre article. Revenons à nos p’tits maudits non-dits si tu le veux bien!


On m’avait tout expliqué en quoi consistait le dit stripping, mais on ne m’avait pas mentionné que parfois, lors de ces séances tellement l'fun en clinique (#NOT!!!), le/la médecin qui le pratique peut accidentellement fissurer les membranes. Là peut-être que tu te dis : «Ahhh ben tant mieux, ça va enclencher le travail de l’accouchement» (c’est un peu beaucoup le but du stripping à la base pour celles qui n’ont pas vécue l’immense joie de le subir). À ce commentaire je dois te répondre que malheureusement non, parce que, comme tu le sais sûrement déjà, si tu perds tes eaux, on ne passe pas le "go", on ne réclame surtout pas 200$ et on va directement en prison(#l’hôpital).


Or, quand les membranes sont seulement fissurées, bien, au lieu d’être le déluge dans l’histoire de Noé (désolée pour la référence religieuse, c’est le seul déluge aussi intense que je connais), ça ressemble plutôt à un robinet dont le joint de Téflon serait déficient de sorte qu’une petite maudite goutte s’écoule bien tranquillement, souvent à ton insu en plus parce que c’est comme transparent ce liquide-là. D’ailleurs, parlant de ça.


Toutes les femmes de ton entourage t’ont sûrement dit que tu allais dont le savoir tout de suite quand tu allais prendre tes eaux vu la quantité. Bien, je te dirais que quand c’est une fissure, non, ça ne se voit pas.


Bref, si tu es sur le point d’accoucher, que tu as un mini doute et que tu as subi un stripping, ne te gênes pas pour aller passer un test de quelques minutes à l’hôpital. Au pire, on te renverra chez toi le temps que le travail commence définitivement, mais tu seras settée au moins!



L’accouchement


La morphine. Celle-là, je dois dire que je ne la comprends pas encore. J’ai demandé la morphine au bout de plusieurs heures de contractions aux cinq minutes, car la dilation ne se faisait pas. On me propose quelques options futiles comme les tylenols (#aussibiennerienprendrepentoute) et là, on me propose la morphine. Hey! Je me suis pitchée là-dessus comme sur un morceau de pouding chômeur aux festivités de Pâques (sans confinement bien sûr) en me disant en totale non connaissance de cause : « Wow, enfin un antidouleur efficace ». Ok, laisse-moi t’expliquer ce que fait concrètement la morphine lors des contractions, selon moi. En gros, tu es super buzzée, mais tu sens toutes les contractions…là tu te demandes à quoi ça sert alors? Ben quand tu auras la réponse, fais-moi signe s’il-te-plaît parce que je me le demande encore trois mois plus tard!


La fameuse et non la moindre : l’épidurale. D’ailleurs, pour te mêler encore plus, certains vont dire péridurale, d’autres vont dire épidurale. Tsé, pourquoi faire simple quand ça peut être compliqué (#soupirdedésespoirenversl’humanitéparbouttes). Bon, premièrement, pour voir la grande seringue qui s’apprête à pénétrer ta colonne et te prodiguer ce qui te semblera la plus belle chose que la médecine ait jamais inventée, il faut attendre entre deux contractions. Jusque là, ce n’est pas si pire. Par contre, bonne chance pour celles qui, comme moi, sont rendues au stade des contractions aux deux minutes maximum à ce moment-là. Ça devient bien difficile de pogner le momentum mettons. Aussi, on doit attendre l’anesthésiste. Tsé c’est probablement LA personne la plus convoitée en ville (#Célinepeuttellementallerserhabiller) et il n’y en a qu’un/une sur tout l’étage. Donc, si tu tombes sur son heure de lunch ou pendant qu’il/elle gère une autre future Mom hystérique dans la chambre voisine, bien prend ton mal en patience ma noire parce que tu peux en vivre encore une couple d’autres des belles contractions avant de voir venir ce soulagement béni des dieux (désolée, encore du religieux)!


Aussi, juste pour te laisser savoir, si tu es longtemps en travail à l’hôpital, il est logique que tu traverses plusieurs shifts de travail des infirmières. Donc, prépare-toi tout de suite mentalement à ce qu’une bonne dizaine d’infirmières te voient les organes génitaux (divers touchés vaginaux et vérifications en position écartillée telle la dinde du réveillon) et/ou les seins (allaitement et mises aux seins). Peut-être que toi tu en es consciente et tant mieux, mais je préfères t’en avertir.


Bref, on laisse faire la morphine qui ne sert à rien et on n’attend pas d’être sur le bord de sombrer dans le côté sombre de la force avant de demander l’épidurale.



Le post-natal


Au début, quand on t’accueille à ton airbnb cinq étoiles pour au moins les deux prochains jours (#hôpital), on te pose un petit cathéter sur la main pour les divers solutés qui transiteront dans ton corps durant ton séjour. Le problème c’est que, justement, tous les solutés qui te seront administrés par intraveineuse devront te suivre partout où tu iras, incluant la maudite grosse machine qui régit les quantités et les durées. Donc, ça veut dire que chaque fois que tu auras envie de pipi, tu devras débrancher la grosse machine du mur et trimbaler tout l’attirail avec toi jusqu’aux toilettes, entre autres, en prenant bien soin de laisser le tout de l’autre côté de la porte et de tirer tes fils par l’interstice sous la porte parce que, évidement, y’a zéro place pour la grosse machine et toi sur le trône dans les micro toilettes de chambres d’hôpital. Comme quoi, des fois, il faut se gosser une inventivité et une créativité même aux endroits où on n’aurait jamais soupçonné en avoir besoin.


Les points de suture après l’éviction de ce petit babe (#passipetitqueçaselontonperinéeentoutcas) et leur lien amour/haine avec les premiers moments à la toilette. Je pense que cette phrase à elle seule peut se passer d’explications, mais ce n’est pas toujours le meilleur moment de ta vie mettons .


Aussi, tu constateras bien rapidement que pour protéger ton petit babe tout neuf, la température de la chambre oscillera autour de celle de la montagne de feu du Mordor ou de celle du magma du Vésuve (si la première référence est trop geek pour toi).


Bref, attends-toi à faire travailler un peu du cerveau pour trouver des solutions. Pour te faciliter la vie, prends un peu de laxatif léger avant ton accouchement pour t’aider avec les points de suture plus tard (si ça ne va pas à l’encontre des recommandations de ton médecin évidemment). Si ce n’est pas possible, bois beaucoup d’eau durant ton séjour (tu peux t’apporter une gourde à remplir sur place d’ailleurs) et ne t’apportes pas de vêtements trop chauds dans ta valise d’hôpital sinon ça va sentir le petit canard à la patte cassée dans la place.



Le retour à la maison avec babe


Voici venu le moment sentimental de ce billet, le retour à la maison avec ton babe tout neuf. Personne ne te dira jamais assez à quel point ce moment sera chargé en émotions. L’immense bonheur de te rendre compte que c’est toi qui a donnée la vie à ce petit être merveilleux et, avec celui-ci, viennent et viendront encore pour potentiellement un bon bout de temps des p’tits maudits non-dits pour le reste de votre vie commune! Donc, les plus beaux p’tits maudits non-dits demeurent à venir.

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