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Chéri, je veux un enfant - Première partie

Mis à jour : mai 29

Texte écrit par Maman au naturel

Voir plus bas pour la version anglaise. See below for the English version.


Quand un couple décide de faire un enfant, c'est une preuve d'amour et d'engagement. Tu te dis on s'aime tellement qu'on va créer un mini nous. Tu t'imagines que ça va être beau, simple, magique. Pourquoi ça serait autrement? Viens alors l'attente, l'appréhension, l'envie et le désir. Tu es excitée que la fin du mois arrive pour enfin faire un test. La première fois tu te dis que c'est normal que ça ne peut pas arriver du premier coup. Puis vient le deuxième, le troisième et ainsi de suite jusqu'au jour où l'attente devient de la peur. La peur d'être encore déçue. La culpabilité aussi de ne pas être capable de faire quelque chose que la femme fait depuis la nuit des temps. La pression de ton entourage qui te pose encore et toujours la même question qui te déchire. Tes amies, ta sœur, ta cousine toutes y arrivent. Elles sautent de joie, rayonnent avec leur ventre rond et le tien reste vide, inhabitée, inhabitable. Tu les envies à t'en faire mal au cœur. C'est viscérale. Tu essaies tant bien que mal de faire comme si... Tu es heureuse pour elles, mais ça te fait tellement mal. Tu t'éloignes, te recroquevilles dans un coin de ta tête pour calmer la douleur. Et tu te sens coupable de ne pas être capable de passer par dessus, de ne pas pouvoir te réjouir sans pincement, de ne pas être là pour elles.


À toi petite maman de cœur, de tête, de rêve je te dis arrête de culpabiliser. Ce n'est pas de ta faute. Tu as le droit par moment d'en vouloir à la terre entière. Tu as le droit de prendre tes distances pour prendre soin de toi. Tu as le droit de vouloir couper la langue de tous ceux qui te disent que tu dois seulement arrêter d'y penser pour que ça arrive. Je ne sais pas quel sera ton parcours, jusqu'où tu iras dans tes démarches, les embûches que tu rencontreras, mais je t'admire. J'admire ta force, ta persévérance, ton courage. Je t'admire parce que je sais un tout petit peu ce que tu vis.


Alors lève la tête et arrête de te faire du mal en te disant que c'est de ta faute... tu n'es pas seule.


See below for the English version. Voir plus bas pour la version anglaise.


Honey, I want a child – Part I


Text written by Maman au naturel

Translated by Monica Farag


When you and your partner decide to have a child, it’s proof of your love and devotion to each other. You tell yourselves that your love for each other is so full that it can overflow into a mini-you. You imagine it’s going to be a magical, simple and beautiful experience. Why would it be any different? The process begins… the wait, the apprehension, the hope and the desire. You are excited when your period’s due date comes along because you can finally take the test. The first time you get a negative result, you tell yourself it’s completely normal you don’t succeed the first try. But then comes the second time, the third time and the fourth; your hope turns into fear. The fear of disappointment. The guilt of not being able to do what women have been doing since the beginning of time. The pressure from people asking you again and again the same question that is destroying you. Your sister, your cousin, and your friend have all managed to conceive. They jump for joy, they shine with their bellies so round and growing, while yours is empty, inhabited, inhabitable. Your envy is nauseating, visceral. It takes every cell of your body to be happy for them, while it hurts so much. You distance yourself, try to shrivel in the deepest corner of your mind to calm the raging storm. You feel guilty that you can’t seem to move on, to overcome, to not be able to rejoice without recoiling, to never be able to really be there for them.


I’m writing this to the mommy inside your heart, your mind and your dreams; stop feeling guilty. It’s not your fault; it never was. You have the right to sometimes feel angry at the world. It’s okay to take your distances so that you can take care of yourself. Those people who keep insisting that if you simply stopped thinking about it, it would happen? You have the right to be furious at them. I don’t know what your path will be, how far you are willing to go, the obstacles you will face; but I admire you. I admire your strength, your perseverance, your courage. I admire you because I’ve lived a little bit of what you’re living.


So, hold your head high and stop making yourself hurt more by thinking it’s your fault; you are not alone.







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