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Allaiter et savoir s’écouter - Deuxième partie

Mis à jour : avr. 6

Texte écrit par Maman Chat

Voir plus bas pour la version anglaise. See below for the English version.


Allaiter mon bébé a été un petit calvaire. Un «petit» parce que je suis contente d’avoir nourri mon enfant au sein et de lui avoir offert ce précieux liquide qu’est le lait maternel.


Bien que le simple fait d’allaiter a été difficile, j’en parle dans mon premier article à ce sujet, une couche de complexité s’est ajoutée. À partir de 2 mois, Chaton s’est mis à faire du reflux. Cambré lors des boires, refus du sein, pleurs, douleurs au ventre, régurgitations… J’étais vraiment découragée, vraiment là.


C’est alors que l’on m’a parlé de faire un régime d’éviction, c’est-à-dire, retirer les produits laitiers, la protéine bovine et le soya de mon alimentation. La grande amatrice de produits laitiers que je suis était bien déçue, mais bon, il faut ce qu’il faut. J’ai commencé le retrait pendant quelques jours et j’ai vu une nette amélioration mais ce n’était pas parfait. Chaton avait recommencé à boire et semblait moins pris de douleurs. Hourra!


J’ai donc commencé à m’intéresser davantage au sujet et me suis jointe à quelques groupes Facebook. Là, c’est mon erreur. Ok, je m’explique.


Je n’ai rien contre les groupes Facebook, au contraire, mais il faut être vigilant sur ce qu’il se dit. On aime tous partager nos expériences. La preuve, je le fais en ce moment. Toutefois, il faut savoir en prendre et en laisser.


Je me suis donc prise de paranoïa. Mon bébé semblait soudainement réagir à tout. Une journée, je mangeais un aliment différent de la veille et les régurgitations se faisaient plus intenses. Je coupais l’aliment en question.


Grosso modo, je ne mangeais plus de produits laitiers, de boeuf, de soya, d’oeufs, d’arachides, de légumineuses, de tomates, d’avoine et de gluten. Je continuais à lire les discussions et a tenté de trouver le coupable. J’avais beaucoup maigri et je mangeais presque toujours la même chose. J’en faisais une fixation.


Et puis, un jour, je me suis levée et j’ai décidé que c’était assez. Je me suis rendue à l’évidence que mon bébé avait peut-être simplement un système digestif immature. J’ai tranquillement commencé à donner de la préparation et a sevré l’allaitement. J’avais donné ce que je pouvais pendant 5 beaux mois. À partir de 6 mois, tout s’est mis en place. Les crises de crampes ont cessé, Chaton régurgitait encore mais beaucoup moins intensément.

J’ai compris qu’il faut faire attention à ce qu’on lit. Je ne banalise pas les intolérances et les allergies alimentaires. Au contraire, il faut les considérer et surveiller les symptômes qui ne mentent pas. On peut tester et réduire la consommation d’aliments pour voir s’il y a de l’amélioration. Par contre, il faut aussi laisser le temps au système digestif de bébé de prendre de la maturité et éviter de se rendre malade. Surtout, en cas de besoin, ça peut valoir la peine d’en parler au médecin de l’enfant ou à une nutritionniste spécialisée. Ça peut aider grandement!


Chaque bébé est différent. Ce qui s’applique à un bébé ne s’applique pas nécessairement au tien. Voilà c’est dit.


See below for the English version. Voir plus bas pour la version anglaise.


BREASTFEEDING AND TRUSTING YOUR INNER VOICE - Part 2


Texte écrit par Maman Chat

Translated by


Breastfeeding for me was a bit of a nightmare. And I do only mean “a bit” when I say it, because I’m truly grateful to have been able to feed my baby something as precious as breast milk.


Although the physical act of breastfeeding can be quite difficult on its own, there are layers of added complexity that can contribute to a less than ideal experience. Two months into her life, my little one began experiencing reflux— arching her back while feeding, refusing the breast, crying, showing signs of stomach pain, spitting up… I was discouraged, immensely discouraged.


I was quickly made aware that diet was a potential explanation for my breastfeeding struggle. Specifically, I was encouraged to eliminate dairy and soy. Dairy lover that I am, the disappointment was real. But hey, we do what we have to do! Within days I saw a substantial improvement in my baby’s symptoms. We hadn’t achieved perfection, but my little one was drinking without pain, which was as much as I could have hoped for.


I wanted to educate myself further, and in so doing joined several related Facebook groups. Big mistake— allow me to explain.


I have nothing against Facebook communities, quite the opposite. I do feel, however, that we need to be careful about how we use the information we’re given. It’s natural for us to want to share our experiences— case in point, I’m doing just that right now. That said, it’s our responsibility as mothers to decipher what to take and what to leave. How to trust our intuition. I learned this the hard way, and instead became paranoid. Suddenly, it seemed as though my baby was reacting to everything. Whatever I ate that differed from yesterday’s meal would become immediately blacklisted if the baby’s reaction seemed off.


Eventually I was no longer eating dairy, beef, soy, eggs, peanuts, legumes, tomatoes, oats or gluten. The more online reading I did, the harder I tried to find the culprit of my indigestible milk. I was eating the same thing over and over, while also losing a lot of weight. I was obsessive.


One morning I woke and decided— that’s it. I resorted to the simple possibility that my baby’s digestive system was immature. I slowly introduced formula while weaning my baby off of the breast. I had given all that I could in those five beautiful months. And as of six months, everything fell into place. The tummy cramps subsided, and while my munchkin continued to spit up, the improvement was undeniable.


Through my own trial and error, I learned that you have to be mindful about what you read. I am not downplaying food allergies or intolerances whatsoever; sometimes symptoms simply do not lie. It’s okay to play with diet while trying to figure out what works best for you. But sometimes all we need is a little bit of patience while a newborn’s system adjusts to its new surroundings, especially if that means being in the best position to stay healthy as a mom. Above all, speaking with a specialist should take precedence if the issue requires it.

In the end, every baby is different; what worked for one mother may not be the solution for another. And now that I know, maybe you can too.

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